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Apprenez le Tai Chi en Chine

La pratique du Tai Chi apporte santé, force et relaxation.

Apprenez le Tai Chi dans sa forme authentique.

Le Tai Chi, également orthographié Tai Ji, n’a pas été conçu comme un simple enchaînement de mouvements (Tai Chi Quan) visant à apporter la santé. Si le Tai Chi est extrêmement bénéfique pour la santé, il s’agit également d’un art-martial interne, capable de transformer le corps et l’esprit, et de former aux techniques de self-défense. Sa pratique convient à tous les âges, genres et morphologies.

Le Tai Ji (littéralement, la « boxe du fait suprême ») est dérivé du Wuji et se base sur les principes du Yin et du Yang. Liang Yi nous a offert le sancai et le sixiang. Le Bagua (les huit diagrammes) provient également du sixiang. Le Tai Chi est souvent considéré comme la quintessence de la Chine, il symbolise les principes du Yin et du Yang issus du Yi Jing, (Livre des transformations), ancrés dans la médecine chinoise (les méridiens et certains vaisseaux), ainsi que les aspects méditatifs de la pratique axés sur la respiration. Le Tai Chi est un système complet, caractérisé par l’interaction des énergies du Yin et du Yang. Sa création a permis la compréhension des lois du corps humain et de la nature, le passage de la force à la souplesse et de la rapidité à la lenteur.

Il existe une alchimie entre force et souplesse, le Tai Chi peut donc servir à se défendre, attaquer et renforcer le corps, ce qui permet de prévenir certaines maladies.

La pratique du Tai Chi est très largement répandue en Chine

Son histoire remonte à très longtemps et ses différentes écoles ont contribué à l’étendue de sa pratique. Depuis toujours, des récits sur l’origine et le développement du Tai Chi sont partagés entre pratiquants et transmis grâce à la tradition orale.

Le texte chinois ancien « Explication détaillée des postures de l’épée Tai ji et du Tai Chi » rédigé par Wen Jinzhi, alors premier ministre de la dynastie Yue du Sud, fait état des origines du Tai Chi. L’extrait en question raconte qu’un homme du nom de Zhang Sanfeng est né à Yizhou dans la province de Liaodong. D’après la légende, il aurait été capable de courir 1000 kilomètres par jour. Dans les jeunes années de Hong Wu, dans la dynastie Ming (1368 - 1644), il se rend dans la province de Shu (actuel Sichuan) pour aider à la construction d’une route. Dans la 27e année du règne de HongWu, il se rend au mont Wudang. Un jour, une pie vole jusqu’au jardin et se perche sur l’arbre. Il suit le chant de l’oiseau jusqu’à apercevoir, depuis une fenêtre, l’oiseau en face d’un serpent, face à face, prêt à en découdre. L’oiseau fond sur le serpent, mais ce dernier se déplace prestement et s’éloigne en ondulant de l’oiseau à chaque fois, évitant ainsi ses attaques et s’en tirant sans mal. Zhang est impressionné et comprend que les changements impliquent aussi l’immobilité et que la souplesse peut vaincre la force.

Le Tai Chi était auparavant connu sous le nom de Changquan (boxe longue) et composé de 13 enchaînements. Plus tard, la discipline fut rebaptisée TaiJi par Wang Zongyue, en accord avec les principes du Yi et du Yang établis dans le Livre des transformations.

Bien que les différentes écoles de Tai Chi se démarquent par leurs enchaînements, techniques de main et styles, elles apportent toutes les mêmes bienfaits : stimulation de la circulation sanguine, meilleure distribution de l’énergie et renforcement du corps.

En tant que boxe, le style a été baptisé changquan (boxe longue), mianquan (boxe souple), les 13 shi (les 13 postures) et ruanshou (main souple). C’est seulement au terme du règne de Qianlong (Dynastie Qing, 1736-1795), que l’artiste martial Wang Zongyue a rédigé son ouvrage « À propos du Tai Chi », que ce nom a été majoritairement adopté. La première apparition du nom TaiJi, dans le Livre des transformations de Zhou Xici, multiplie alors les significations : suprême, ultime, absolu, unique.

Dans la pratique du Tai Chi, chaque mouvement doit être ressenti de manière paisible et harmonieuse. Les gestes sont légers et agiles, lents et souples. Les mouvements, relâchés, combinent force et puissance. Le Tai Chi est vénéré comme la pratique d’un mouvement élégant et naturel, le tout immergé dans un rythme musical, aux connotations philosophiques, au style élégant et à l’atmosphère poétique. Sa nature bénéfique permet de prévenir certaines maladies et ainsi de mieux profiter de la vie.

Le Tai Chi est bon pour la santé, il peut prévenir certaines affections et nous apporte de la joie.

Des recherches dans plusieurs domaines, y compris la médecine, la physique, la chimie, l’anatomie, la psychologie, etc., ont démontré que la pratique du Tai Chi jouait un rôle bénéfique dans la prévention de certaines affections chroniques, telles que la pression sanguine élevée, les maladies cardio-pulmonaires, l’hépatite, les douleurs intestinales ou encore la neurasthénie.

La théorie des compétences en attaque

Le style d’attaque du Tai Chi est unique en son genre. Son immobilité convoque le changement et sa souplesse triomphe de la force. Le Tai Chi enseigne également à détourner la force de l’opposant, à attaquer les points faibles et à retourner la force comme moyen de défense. Le pratiquant se meut en fonction des autres afin de ne pas se retrouver piégé. Ainsi, le Tai Chi renforce la capacité à sentir, c’est-à-dire à juger rapidement et précisément la menace et à y répondre. Tant que la partie adverse n’en prend pas l’initiative, le pratiquant doit demeurer immobile. Dans une telle situation, il est de mise de provoquer l’opposant afin de juger de ses capacités. Dès que l’opposant se lance, le pratiquant doit bouger plus rapidement encore, voire même avant lui. Il faut apprendre à frapper seulement après l’adversaire. Il faut laisser l’adversaire pénétrer sa garde, interrompre son élan ou dévier sa force, tirer avantage de son point faible ou répliquer en fonction de ce dernier. La théorie du Tai Chi concernant l’attaque réside dans des mouvements de poussée, consécutifs à un entraînement physique permettant d’apporter une réponse, de la force et de la vitesse...

Le Tai Chi obéit aux principes du Yin et du Yang, le processus d’attaque consiste à se laisser approcher par l’adversaire avant de briser son élan. Au cours de l’attaque et de la défense, il est possible de percevoir la force adverse ainsi que sa direction, ce qui permet de l’anticiper et de la briser. Il faut alors retourner la force de l’adversaire contre lui, les mouvements suivent donc ceux de l’adversaire.

Les mouvements de base

Les techniques de base du Tai Chi sont les suivantes : serrer, caresser, presser, donner un coup de coude, bousculer, avancer, fuir, contempler, attendre, s’immobiliser.

Chaque technique est lente et relaxante. Dans le Tai Chi, il faut garder les hanches et le dos droits, relâcher les épaules, comme si on survolait les nuages. Un combattant de la Dynastie Qing a déclaré à propos du Tai Chi :

« Bouge comme les vagues de la mer, torrentielles et implacables. »

Le Tai Chi accorde également beaucoup d’importance à la l’entraînement du Qi et au contrôle de la respiration. Le Qi permet d’aiguiser l’esprit humain, il est au cœur du Tai Chi, comme c'est le cas d’autre styles internes du Kung Fu.

Tai Chi Chuan

Le Tai Chi Chuan, version romanisée de Taijiquan, est un style de Wushu interne et l’un des styles de Wushu les plus influents du monde à l’heure actuelle, avec des pratiquants dans plus de 100 pays différents.

La pratique du Taijiquan exige un équilibre physique acquis par des mouvements ramassés puis en extension. Ces mouvements sont parfaits par le contrôle de l’esprit et une respiration calme et profonde afin d’atteindre l’harmonie interne.

Voici les cinq styles majeurs du Taijiquan :

  1. Chen
  2. Yang
  3. Hao
  4. Wu
  5. Sun

En outre, de nombreux autres styles sont aujourd’hui connus, tels que le Sanfeng TaiJi, le Wudang TaiJi, le Songxi TaiJi et bien d’autres encore.

La légende raconte que Zhang Sanfeng   un prêtre taoïste de la dynastie Song du Nord, créa le Taijiquan après avoir observé un combat entre une grue et un serpent.

Apprendre le TaiJi Quan

Suivez vos pensées et restez calmes. Respirez de manière naturelle. Il faudra conserver son attention et calmer ses pensées, se concentrer sur l’action, bouger et respirer doucement, ne jamais essayer de retenir sa respiration. Asseyez-vous bien droit, bougez lentement et doucement. Votre posture doit être détendue et naturelle, ne vous penchez pas sur le côté. Chaque geste doit être fluide et doux, comme la brise qui souffle, comme l’eau qui coule. Chaque geste doit décrire une ellipse bien ronde, suivre un arc ou une spirale, et s’enchaîner au suivant sans interruption. Les hanches doivent rester sur un axe qui servira de pivot au corps entier. Bougez de manière fluide et cohérente, la faiblesse et la force doivent s’accompagner. Vos gestes doivent être étroitement liés, la faiblesse et la force distinctes, le centre de votre force doit demeurer stable. Soyez agiles, bougez doucement, tout en combinant souplesse et force. Chaque geste doit être léger et stable, sans être mou ni rigide. Les gestes sont doux mais cachent une grande force, ils sont empreints d’une grande souplesse. La force est appliquée en toute conscience, les mouvements ne sont pas maladroits.

Il faut se libérer de la tension, se construire un corps puissant et surtout, canaliser son énergie interne.

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